Jared Leto – Lifestyle 07/03/2010

Jared Leto, 38 ans, est un acteur et un musicien. Né en Louisiane, il vit à Los Angeles. Il est compositeur, guitariste et chanteur de son groupe, 30 Seconds to Mars.

Par Ciara Dwyer

Dimanche 7 Mars 2010

Je vis à Los Angeles, la cité des anges. Ce matin, j’ai été réveillé par le son d’un faucon qui vit au dessus de la maison. Le cri du faucon est très intéressant. Après ça, j’ai entendu la baine à ordures qui remontait la rue — je suppose que c’est une belle illustration de la dichotomie de cette planète.
Ma maison est comme un laboratoire. Nous avons construit et payé notre propre studio d’enregistrement qui est au sous-sol de la maison. C’est là que nous avons travaillé ces deux dernières années pour enregistrer notre dernier album, This Is War. Beaucoup de personnes travaillent en dehors de la maison, et nous avons plusieurs projets par jour. Mon assistante est également dans la maison, travaillant ailleurs aussi pour m’aider à réaliser quelques autres projets.
A la minute où je me lève, la journée est déjà remplie. Je me fais un smoothie de fruits et de baies. Suis-je un maniaque de la santé ? Je suis maniaque c’est sûr, et en bonne santé par moment aussi. Je commence ma journée par vérifier les emails et les choses inachevées de la veille. Là, il y a peut-être une réunion d’affaires.

Je fais de la musique depuis je suis gamin. Cela a toujours été une part importante de ma vie depuis mon plus jeune âge. !je suis né en Louisiane. Je me suis sorti des berges boueuses du Mississipi. Il y a toujours eu autour des gens jouant de la musique, que ce soit au piano ou sur une vieille guitare. Mon frère Shannon, qui est dans le groupe, a commencé à jouer à la batterie à cinq ans. Mais sérieusement, l’expression créative la plus consistante était l’art visuel. On a été très entourés par des artistes visuels — peintres et sculpteurs. Même si la musique était là en quelque sorte, nous ne connaissions personne qui en faisait professionnellement. Après quelques années tumultueuses, j’ai fini par m’inscrire dans une école d’art. Puis, j’ai changé ma major (pour infos : matière dominante dans le cursus universitaire américain) pour la production de film avec pour objectif d’être directeur. Finalement, j’ai fini par travailler en tant qu’acteur, mais vraiment, mon plan était d’utiliser le travail d’acteur afin d’aider mes aspirations de directeur. J’ai fait de la musique durant tout ce temps et la musique a pris de plus en plus d’ampleur dans notre vie jusqu’à ce qu’elle prenne le dessus, comme elle peut souvent. Donc, ça a été une progression relativement longue et naturelle. Notre premier engagement d’enregistrement a été signé en 1998 mais on a été ensemble depuis bien plus longtemps que ça.

Dans 30 Seconds to Mars, nous essayons vraiment de s’encourager mutuellement afin de rester fidèles à notre propre nature et de marcher au rythme de notre propre tambour. Nous ne sommes pas intéressés par le fait d’être le groupe de quelqu’un, ou ce qu’on devrait être selon l’idée de quelqu’un. Je suis très concentré et déterminé. Je suis reconnaissant d’avoir ce travail devant moi, et j’en apprécie le processus. J’aime écrire, enregistrer et faire des tournées. C’est une bonne chose d’être capable de le faire, et nous aimons voir le monde mais, en moyenne, au fur à mesure que le temps passe, c’est aussi beaucoup de dure labeur, de répétitions et de réunions avec l’équipe de production afin d’être sûr que tout va bien se dérouler. L’heure et demi sur scène est une expérience magique, le reste de la journée est faite pour préparer tout ça, car notre plus grande préoccupation est le public et lui fournir une soirée qu’il ne va pas oublier de si tôt.

Je suis fasciné et inspiré par le public. Une grande partie de 30 Seconds to Mars est cette conversation ouverte qu’on a avec le public du monde entier. This Is War est un album très interactif. Nous avons invité 1000 personnes de par le monde à venir au Sommet à LA pour participer à l’enregistrement. Ils se sont montrés, ont chanté, ont chantonné et ont joué des percussions. Et on a utilisé ce groupe de personnes comme instrument de l’album. On a fait ça dans huit autres pays. J’ai ensuite eu un message sur Twitter d’une personne d’Iran qui était très frustré de ne pas pouvoir se joindre à un des Sommets physiques, c’est ainsi que j’ai eu l’idée de lancer les Sommets digitaux. Kings and Queens et quelques autres chansons de l’album ont maintenant cette contribution du Sommet provenant de milliers de personnes de par le monde, Dublin inclus. Donc, d’une certaine petite manière, c’est aussi un album irlandais.
Je fais toujours des films, et cela enrichit ma vie en musique. Je suis capable de prendre ce dont j’ai appris avec les grands directeurs et de les appliquer à mon rôle de directeur pour nos clips vidéos qui sont plutôt des courts films.

The Last of the High Kings a été mon tour premier film. C’était un film irlandais et je jouais le rôle d’un jeune homme de Howth. J’ai une longue aventure amoureuse avec Dublin, et être capable de revenir et faire un spectacle avec mon groupe à l’O2 récemment est très important à mes yeux. C’est une expérience assez extraordinaire d’avoir été en Irlande pour un film en 1995 et revenir en 2010 est génial.
La nuit d’un concert, on va dans les coulisses et on se prépare. Je suis généralement à fond jusqu’à la dernière minute pour être sûr que tout est OK pour le show. Je m’isole quelques moments et je chauffe ma voix. Les lumières s’éteignent et on marche vers la scène — c’est l’une des choses les plus magiques dont vous ne pouvez vous imaginer faire. On laisse toujours la porte ouverte pour la surprise, c’est une sacrée aventure. C’est comme quand vous êtes sur les montagnes russes et que ça monte, monte, jusqu’au point culminant de l’attraction et que vous savez que vous êtes sur le point de descendre très rapidement : c’est ce moment.
Après le show, on sort et on parle avec les gens, et on signe des choses. Je ne vais pas en boîte après. Je reste concentré. Le meilleur moment de la nuit est sur scène, et après ça se calme, vous prenez soin de vous pour pouvoir continuer et rester concentré pour le show suivant.
Parfois, c’est difficile de se calmer. Dans ce cas, je lis un livre ou alors je travaille sur ce qui doit être fait comme éditer un de nos courts métrages. C’est beaucoup de travail difficile mais ce n’est jamais ce dont on se plaindra. C’est un travail merveilleux à faire et nous sommes heureux de pouvoir le faire. C’est de dont les rêves sont faits.


Source


Merci à Birthofatheory et Girlofmars pour la traduction


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Jared Leto

Jared Leto, 38, is an actor and a musician. Born in Louisiana, he lives in Los Angeles. He is a songwriter, guitarist and lead vocalist with his band, 30 Seconds to Mars

By Ciara Dwyer

Sunday March 07 2010

Ilive in Los Angeles, the city of angels. This morning I was awakened by the sound of a hawk that lives above the house. The cry of the hawk is very interesting. After that I heard the trash truck backing up down the street — I suppose it’s a nice representation of the dichotomy of this planet.
My house is like a laboratory. We built and paid for our own recording studio, which is downstairs in the house. That’s where we’ve been working for the last couple of years to record our latest record, This is War. There are a lot of people who work out of the house, and we have several projects going all day long. My assistant is also in the house, working away and helping me to realise some of the other projects.
From the minute I get up it’s pretty full-on. I make a shake for myself with a bunch of fruit and berries. Am I a health freak? I’m a freak for sure, and healthy at times as well. I start my day by looking at some emails and things that were left over from yesterday. There might be a business meeting then.

I’ve been making music since I was a kid. It’s been a consistent part of my life since I was very young. I was born in Louisiana. I crawled out of the muddy banks of the Mississipi. There were always people around making music, be it on a piano or a rusty guitar. My brother Shannon, who is in the band, started playing the drums when he was five. But really, the more consistent creative expression was visual art. We were around a lot of visual artists — painters and sculptors. Even though music was kind of there, we didn’t know anybody who did it professionally. After some tumultuous years I ended up going to art school. Then I transferred my major to filmmaking with a view to being a director. Eventually, I ended up getting work as an actor, but really my plan was to get work as an actor to help with my directing aspirations. The whole time I was making music, and it just became a bigger and bigger part of our lives until it took over, as music can often do. So it’s been a pretty long, natural progression. Our first record deal was signed in 1998, but we’ve been together a lot longer than that.

In 30 Seconds to Mars, we really try to encourage each other to stay true to ourselves and to march to the beat of our own drum. We’re not interested in being someone else’s band, or someone else’s idea of what we should be. I’m very focused and driven. I’m grateful to have the work in front of me, and I enjoy the process. I enjoy the writing, the recording and the touring. It’s a great thing to be able to do, and we enjoy seeing the world but, on average, as far as the day goes, it’s a lot of hard graft, rehearsing and having meetings with our production team making sure that everything will work right. The hour and a half on stage is the magical experience; the rest of the day is designed to support that, because our biggest concern is for the audience and providing them with an evening that they won’t soon forget.

I’m fascinated and inspired by our audience. A big part of 30 Seconds to Mars is that open-ended conversation we have with our audience all around the world. This is War is a very interactive record. We invited 1,000 people from around the world to come to a summit in LA to participate in the recording. They showed up and sang and chanted and played percussion. And we used that group of people as an instrument on the album. We did that in eight other countries. Then I got a Twitter message from someone in Iran who was frustrated that he couldn’t join one of the physical summits, and that gave me the idea of launching a digital summit. Kings and Queens and some of the other songs on the album now have this summit contribution from thousands of people all over the world, including Dublin. So, in a small way, it’s an Irish record as well.
I still make films, and doing that enriches my life in music. I’m able to take what I’ve learnt from great directors and apply that to my role as a director of our music videos, which are more like short films.

The Last of the High Kings was my very first film. It was an Irish movie, and I played a young man from Howth. I’ve had a long love affair with Dublin, and to be able to come back and play a show with my band in the O2 recently meant a lot to me. It was a pretty amazing experience being in Ireland for the film in 1995, and coming back in 2010 was great.
On the evening of a concert, we go backstage and get our gear on. I’m generally working up until the last minute, making sure that everything is right for the show. I’ll take some moments to have a bit of solitude and then I’ll warm up my voice. The lights go down and we march onto the stage — it’s one of the most magical things you could ever imagine doing. We always leave the door open for a surprise; it’s quite an adventure. It’s like when you’re on a rollercoaster and it’s going up, up, to the tallest part of the ride and you know you’re about to come down very fast: it’s that moment.
After the show, we’ll go out and talk to people and sign some things. I don’t go clubbing afterwards. I stay focused. The best part of the night is being on stage, and after that it’s about winding down and taking care of yourself so you can go on and be focused for the next show.
Sometimes it’s difficult to wind down. I’ll read a book, or do some work that needs to be done, like editing one of our short films. It is a lot of hard work but it’s nothing we’d ever complain about. It’s wonderful work to be able to do and we’re glad to do it. It’s what dreams are made of.

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