Zoo MAG (winter issue)

Interview de Jared leto et photos de la dernière edition de Zoo Mag.





















Traduction par Sebby du forum R-evolve :

Durant les quelques minutes qu’il a pu nous accorder, le celèbre acteur, guitariste, bassiste, pianiste, auteur-compositeur, metteur en scène et producteur (Ouais ça fait beaucoup de virgule avec lui..) Jared Leto parle de tout, de ses passions actuelles à son plat préféré.

SW: Qu’est ce que tu as fait ces derniers temps ?

JL: Pas mal de trucs et j’en suis très reconnaissant. Je shoot et édite un clip pour une chanson de notre dernier album This is War. La chanson s’appelle Hurricane et ce clip un peu pervers est une méditation autours de l’aspect sexuel de la violence, et de l’aspect violent du sexe. Du fun old-school quoi.
On prépare aussi la tournée américaine en faisant une tournée européenne sold-out. On est en pleine post-prod d’une documentaire qui s’appelera ARTIFACT, on produit une série télé (Sebby: Euh.. J’ai pas bien compris.. C’est ARTIFACT la série ou il produit une autre série ? C’est pas très clair..) et on termine un clip pour la chanson « This is War ». Je suis tellement reconnaissant, c’est une bénédiction de pouvoir partager tout ça avec le groupe et l’équipe incroyable de gens talentueux qui nous aide à donner vie à ces projets.

SW: Fantastique. Tu peux nous en dire un peu plus à propos de cette double carrière que tu mènes ? Tu es un musicien et un acteur. Tu es plus heureux sur scène ou devant une caméra ?

JL: Je pense que les 2 activitées sont aussi merveilleuses l’une que l’autre et je me sens privilégié d’être capable de faire les deux. Ce sont deux exercices très différents. Avec le groupe j’écris les chansons et compose la musique, donc une fois sur scène ça devient très personnel et directe, avec un soupçon de responsabilité et de contrôle. Et c’est ce que j’aime.
Sur un film, je crée et développe un personnage basé sur les directives d’un auteur. Je suis juste une pièce du puzzle qui constitue le film.

SW: Je comprends. Ca doit être extrêmement satisfaisant d’avoir carte blanche sur la partie créative de ta musique. Comment né une chanson ? Tu t’asseoies et tu commences à écrire ou elles viennent simplement à toi ?

JL: La naissance d’une chanson est souvent très simple, elle m’arrive souvent de nulle part. Des fois je suis frappé par un élant d’inspiration où des sons et des mots sortent comme ça, et voilà une chanson est née. Ensuite on commence à bosser. Chaque chanson commence et se termine différement. C’est d’ailleurs ce qui fait que le processus me fascine toujours autant. Une idée n’est jamais trop bête, une erreur n’est jamais trop grave et un échec n’est jamais dénué d’enseignement. C’est très enrichissant.

SW: Ca a l’air merveilleux et très excitant. On a souvent besoin d’artistes sur la même longueur d’onde que soit pour s’exprimer de cette façon si personnelle. Où as-tu rencontré les membres de ton groupe ?

JL: J’ai rencontré mon frère, Shannon, quand je suis né dans ces maréquages remplis de bière et d’alligators qu’est la Louisiane, le pays de l’humidité et du gumbo (Note: Soupe originaire de la Louisiane à base de poulet, de bouillon de légume, de poudre de chili, poivron etc..) miam! Shannon est le vériable artiste du groupe, c’est un performeur incroyable et un virtuose de la batterie. Il a commencé à jouer à l’âge de 4 ans.
Tomo je l’ai rencontré grâce à un ami qu’on a en commun à l’époque où on cherchait un guitariste. On a vu ce mec qui ressemblait à la fois à un ado death metal et à un mec sortant tout droit d’un concert de Fish, avec des cheveux longs dans tout les sens et une vraie attitude — Bref il allait parfaitement avec le groupe, c’est un guitariste incroyable et on est très heureux de l’avoir parmis nous.

SW: Ok apparement tu as ta parfaite bande de joyeux lurons. Quelle artiste/groupe inspire votre musique ?

JL: Il y en a tellement que j’aime mais là en ce moment je saurais pas trop dire lequel. Bizarement, j’écoute très peu de musique. La plupart du temps je puise mon inspiration dans l’art, les livres, les films, la photo et mes diverses expériences.

SW: Je vois. Etre inspiré par les expériences de la vie, dans This is War tu dis croire en « rien à part en qui tu es vraiment » est-ce vrai ?

JL: Oui

SW: Et une question un peu délicate, vois-tu This is War comme un vecteur de cette tradition de musique contestataire qu’on peut trouver dans le Rock américain ?

JL: Oui, mais surtout en tant que protestation personnelle. This is War est un concept-album qui explore la nécessité du conflit et de quelle façon il se manifeste dans notre vie de tous les jours. Que ce soit dans les batailles politiques ou sociales, ou même dans des batailles plus intérieures et personnelles.

SW: Oui. En parlant de ces batailles qui peuvent devenir des guerres intérieurs, « The Kill » est un exemple parfait de la découverte de soit-même. Quand as-tu découvert qui tu étais vraiment ?

JL: Je ne pense pas qu’on découvre vraiment un jour qui on est. Et c’est bien comme ça. Le voyage est une destination en soit. Pas vrai ? Je pense que la découverte de soit est une quête importante dans la vie, autant que c’est un état constant d’apprentissage de soit et du monde qui nous entoure. (Sebby: p***** c’est un calvaire à traduire ce type j’vous jure :/)

SW: Pour continuer sur le theme du contrôle total de ta musique, tu diriges avec succès tes propres clips. Quand as-tu attrapé le virus de la mise en scène ?

JL: J’aime faire des films depuis longtemps. A la base j’étais un peintre. J’ai fait plusieurs écoles d’art et j’ai ensuite fait une école de cinéma à NYC. Donc ça fait partie de ma vie depuis longtemps. Je pense que ça a été une progression naturelle que de commence à faire de la mise en scène à partir du moment où j’ai sû ce que je voulais dire, et comment le dire.

SW: Dans ton métier d’acteur quel a été le rôle le plus stimulant et enrichissant pour toi ?
JL: Le rôle que j’ai joué dans Requiem For A Dream a était vraiment le plus formateur pour moi. Travailler avec Darren (Metteur en scène) que j’adore et tout le casting du film a été une expérience incroyable, autant personnellement que professionellement et ça m’a apprit beaucoup de chose sur la vie.

SW: C’est difficile de jongler entre ces deux carrières ?

JL: Bien sûr, il y a des difficultés, mais je pense qu’il y a des choses plus difficiles dans ce monde. Je suis très heureux de faire ce que je fais.

SW: T’es-tu déjà retrouvé dans la situation où tu avais déjà programmé une série de dates de concert pour ensuite te voir proposer un merveilleux film qui tombe en plein dedans ?

JL: Oui, c’est déjà arrivé. C’était pas très marrant mais encore une fois, c’est les risques du metier. Je crois que le pire ça a été quand j’ai dû, malheureusement, décliner un rôle pour un film de Clint Eastwood. Tout le monde pensait que c’était idiot à ce moment là, surtout parce qu’on ne faisait à l’époque que des premières parties et qu’on ne jouais que devant une centaine de personnes chaque soir et pour seulement 250 dollars par concert. Aussi incroyable que cette opportunité de travailler avec Clint (Qui est un de mes héros) ait pu être, c’était une décision importante à prendre pour le groupe, et ça a valu le coup.

SW: J’en suis sûre. Décliner une offre pareille venant de Clint Eastwood pour être sur scène avec ton groupe c’est tout à ton honneur. Okay une question importante maintenant. Si tu étais sur une île déserte, quel serait ton derniers repas ?

JL: Du jus coco avec de la pulpe (Il y en aurait plein), des corn flakes au beurre de cacahuètes avec des noix de cajou, du popcorn et des burritos végétaliens fait-maison (Mon estomac vient de gronder).

SW: Miam. Et quel album, film, livre, personne emporterais-tu ?

JL: Un album de Sigur Ros, une saison entière de Survivorman (Note: Equivalent américain de « Man vs Wild » pour ceux qui connaissent) en DVD, « Atlas Shrugged » de Ayn Rand et mon frère.

SW: Si tu ne pouvais vivre que dans un seul pays à part les US, tu irais où ?

JL: Ce serait pas un pays, mais un continent: L’antartique.

SW: Avec quelle personne décédée voudrais-tu diner ?

JL: Ma grand-mère.

SW: Quel a été le plus beau moment de ta vie ?

JL: J’espère ne pas l’avoir déjà vécu.

SW: Qu’est-ce qui t’énerve ?

JL: Les pillards

SW: Qu’est-ce qui te rend heureux ?

JL: Les believers

SW: Merci beaucoup Ô toi Jared l’homme aux nombreuses virgules.



Merci à Kyr et Sebby!



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